DOCUMENTAIRES

DOCUMENTAIRE ANTIFA « ACTA NON VERBA »

Il n’est pas facile d’expliquer pourquoi et comment j’ai mené ce projet de documentaire, et j’ai longtemps hésité sur la manière de le faire.
Au départ, Acta non verba est né de plusieurs constats : celui de la montée des extrêmes droites en Europe, de leur renouvellement théorique et de leurs nouveaux visages ; celui aussi du désarroi de la gauche, de notre immobi- lisme et de tout ce qui nous coupe des réalités du monde qui nous entoure.
La mort de Clément Méric fut un vrai choc pour moi, tout comme son traite- ment médiatique. Je me suis rendu compte à cette occasion à quel point nous étions mal compris et mal organisés…
Aussi, pour moi, faire Acta non verba répondait à un besoin : dans un monde où le support visuel s’impose, j’ai voulu réaliser un documentaire qui parle de nos luttes, de ceux qui ne baissent pas les bras et qui continuent à expérimenter.
En présentant différents collectifs, en France et à l’étranger, j’ai voulu mon- trer nos projets et nos contradictions, mais surtout faire un état des lieux, donner la parole à ceux qui sont présents sur le terrain.
En réponse aux stéréotypes et aux fausses représentations que certains donnent de l’antifascisme, j’espère que ce documentaire, fait par des militants, permettra aux spectateurs de mieux comprendre nos raisons d’être, nos es- poirs, nos aspirations ainsi que la logique de nos actes.

Réalisé par un camarade antifasciste Marseillais

Durée : 1h05
Année 2014

 


 

« NE VIVONS PLUS COMME DES ESCLAVES »

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : « Ne vivons plus comme des esclaves » (prononcer « Na mi zisoumé san douli » en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée.

De Yannis Youlountas

Durée : 1h29
Année 2013

 


 

« CHARLIE BAUER MARATHONIEN DE L’ESPOIR »

Fin des années 50, Charlie Bauer, alors adhérent aux Jeunesses Communistes, rompt avec les directives du Parti qui a voté les crédits de guerre pour l’intervention militaire en Algérie. Dès lors, il se radicalise dans ses luttes contre les injustices sociales en pratiquant la propagande par le fait  -expropriation, redistribution de la marchandise, attaque de train, aide aux désertions … – et s’implique au côté du FLN contre la guerre coloniale en Algérie. Il est arrêté, torturé, et effectuera 25 ans de prison dont 9 en Quartier de Haute Sécurité. Son intransigeance, sa radicalité se confirment et aujourd’hui même au moyen du verbe armé. Il combat toutes les injustices, tous les enfermements.

Production : DAM RDV 1856

Durée : 66 ‘
Année 2006

 


 

« ROUGE BANDIT »

Portrait de Charlie Bauer, fils de résistant, révolté qui connut la prison de ses vingt ans en 1962 et fut le dernier bras droit de Mesrine.

De Fred K Nicolas

Durée : 54 ‘
Année 2009

 


 

« 69 » DOCUMENTAIRE SUR LA DEFENSE DE LA MAISON DES JEUNES (UNGDOMSHUSET) AU DANEMARK

« 69 » est une documentaire sur un groupe de jeunes danois qui ne se voient pas vivre, culturellement et politiquement, dans une cadre établi par la société danoise. Ils vivent dans un centre autonome plus connu sous le nom de Maison des jeunes « Ungdomshuset » à la rue Jagtvej 69, dans la périphérie de Copenhague. Le film dépeint la situation du groupe en 2007, dans la tempête des six derniers mois du centre, au moment où ils se radicalisent contre le gouvernement et s’opposent à l’évacuation. En suivant ce cercle de militant, nous en apprenons plus sur les raisons de leurs actions et les causes de leur situation.

Durée : 59′
Année 2008

 


 

« MARINE LE PEN ET LES ORIGINES DU FRONT NATIONAL »

Désintox
Une production ARTE / 2P2L / Libération

Durée : 1’45
Année 2013

 


 

« MOURIR A TRENTE ANS »

L’un des témoignages phares sur Mai-68, Romain Goupil retrace le parcours de son ami Michel Recanati – qui s’est donné la mort en mars 1978 – et, à travers cet éloge, le bilan de ses années de militantisme.

1965. Romain et Michel ne sont pas dans le même lycée, mais sont inséparables. Ils ont 15 ans et le Viêt-nam réveille leur conscience politique. Ils créent alors les Comités d’action lycéens (CAL). Trois ans plus tard, les CAL sont le fer de lance du mouvement de Mai-68. Entre-temps, Romain et Michel ont adhéré aux Jeunesses communistes révolutionnaires, dirigées par Alain Krivine. Composé de témoignages sur les années 1965-1968 et d’images Super-8 tournées par Romain Goupil, le film raconte leur passion et leurs désillusions de militants, jusqu’au suicide de Michel en mars 1978.

Film documentaire de Romain Goupil

Durée : 97′
Année 1982

 

 


 

« NESTOR MAKHNO, UN PAYSAN D’UKRAINE »

Portrait de l’anarchiste Nestor Makhno qui est à l’initiative des premières communes libertaires autogérées en Ukraine, des soviets libres. Nestor Makhno défend les pauvres, la culture et la liberté, en 1917, il exproprie les aristocrates et les terres deviennent propriété sociale, un agriculteur ne pouvant posséder que la superficie qu’il peut cultiver seul sans salarié. Cette insurrection libertaire dans les terres cosaques est une des plus exemplaire réalisation de l’idéal anarchiste communiste, portée par la population, sur sa terre.

Simultanément, il lutte victorieusement contre les russes blancs avec son armée, la Makhnovchtchina. Mais en 1921 son alliée se retourne contre lui, l’armée rouge sous les ordres de Trotski détruit la Makhnovchtchina et contraint Makhno à l’exil, il finira sa vie à Paris.

Dans ce portait, Hélène Châtelain retrouve et reprend les écrits de Makhno, depuis ses journaux de jeunesse. Elle va à Goulaï-Polié et les fait lire aux actuels habitants. Son enquête en Ukraine, révèle ce que les mémoires conservent de lui, le batko («le petit père»).

L’iconographie, les nombreux documents d’archives et les témoignages montrent cette légendaire figure insurrectionnelle mais aussi ce que la propagande communiste a voulu faire de lui : un paysan attardé, fou sanguinaire et antisémite. Avec les preuves récoltées, Hélène Châtelain démonte les accusations calomnieuses que les dirigeants communistes ont répandu, par exemple sur le prétendu antisémitisme de Makhno, alors qu’il l’a combattu dès ses premières actions.

Réalisé par Hélène Chatelain

Durée : 58′
Année 1995

 


 

 

« L’ILE AUX FLEURS » (Ilha das flores)

Court métrage documentaire brésilien

Douze minutes ; c’est le temps durant lequel nous suivons le parcours d’une tomate, depuis sa production dans la plantation de M. Suzuki, jusqu’à son point d’arrivée, décharge publique de l’île aux Fleurs.

Réalisé par Jorge Furtado

Durée : 12′
Année 1989

 


 

« UN AUTRE FUTUR – L’ESPAGNE EN ROUGE ET NOIR »

50 ans après, l’histoire des anarcho-syndicalistes espagnols, qui menèrent une révolution autogestionnaire au cœur de la guerre civile.

Ce film est né de la volonté des vieux libertaires espagnols de reconstituer la mémoire collective de leur génération, et de nous en laisser témoignage. Dispersés par l’exil, affaiblis par l’âge, ils ont gardé une étonnante jeunesse lorsqu’il s’est agit de se lancer, une fois encore, dans une aventure commune.

A Barcelone en 1936, la révolution qu’ils faisaient, ils l’ont filmée.

Aujourd’hui, ils donnent à voir ces images lyriques arrachées au temps et aux persécutions, pour que leur témoignage et leurs vies ne se dissolvent pas dans l’oubli.

Réalisé par Richard Prost

Durée : 2h31
Année 2010

 


 

 

 

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