About rafi

Crée en 2008, la Résistance AntiFasciste de l’Indre est une organisation autonome informelle, basée sur une structure et un fonctionnement horizontal, regroupant des personnes uniEs par un profond rejet de toutes les discriminations. Notre but est de s’informer, d’informer et d’agir contre la propagande et les actions d’extrême droite, qu’elles émanent de groupuscules, de partis ou encore de l’état (de droite comme de gauche). Considérant le capitalisme comme étant le terreau fertile du fascisme, de part son développement croissant d’une société de plus en plus inégalitaire, l’antifascisme ne peut se dissocier de la lutte anticapitaliste. Nous sommes internationalistes, libertaires, solidaires, et nos luttes n’ont pas de frontières !

Adhérer au Comité pour Clément

BanniereComiteLe 5 juin 2013, Clément Méric, syndicaliste et antifasciste, était frappé à mort par des militants d’extrême droite. Partout en France des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue pour marquer leur opposition résolue à l’extrême droite avec un espoir : «Plus jamais ça». Du monde entier des témoignages de soutien nous sont parvenus.

Adhérer en soutien au Comité pour Clément c’est  aider à structurer un réseau qui  recevra régulièrement des informations et qui sera un outil décisif pour relayer la campagne politique du comité qui sera menée à l’occasion du procès des néo-nazis. Cela permet également de soutenir financièrement cette campagne mais également de participer au paiement des frais d’avocats des camarades présents avec Clément le 5 juin.

Pour adhérer deux solutions :

-en ligne ici

en téléchargeant le bulletin d’adhésion et en le renvoyant par la Poste accompagné d’un chèque à l’ordre de Comité pour Clément

Adhésions individuelles : 10 euros

Adhésions au titre de structures nationales : 150 euros

Adhésions au titre de structures locales : 50 euros

Comité pour Clément

Bourges : Les amis nazis de la responsable du FNJ

Le 9 novembre prochain, Marine Le Pen se rendra à Bourges, au Palais d’Auron, pour l’unique meeting organisé par les candidats frontistes de la région dans la perspective des élections régionales de décembre. Pour préparer l’événement, on peut compter sur la tête de liste Philippe Loiseau bien sûr, mais aussi sur toute la nouvelle génération de militants frontistes qui ne manqueront pas d’entourer leur chère présidente à la tribune. Ce qu’on se demande, c’est si Julie Apricena, la secrétaire départemental du Cher du FNJ, invitera aussi ses amis néonazis à venir lui serrer la main…

Interrogée la semaine dernière à Besançon sur la présence de néonazis au sein du FN, Marine Le Pen a déclaré : « Pour moi, des personnes qui s’autoproclament néonazis, je n’accorde pas la moindre autorité à leur parole, la moindre, par conséquent, si ces personnes disent cela, c’est parce qu’ils ont une volonté de nuire au Front national ». Difficile de la croire quand on voit le profil de la secrétaire départementale du FNJ qui l’accueillera à Bourges le 9 novembre prochain.

Julie Apricena côté pile…

Julie Apricena, née en novembre 1991, fait en effet partie de ces jeunes militants FN que le parti aime à mettre en avant, afin de rajeunir son image : tout sourire sur les affiches aux élections départementales et cantonales, on la retrouve régulièrement aux côtés de Philippe Loiseau, et elle pose fièrement avec les principaux responsables du FN, toutes tendances confondues, de Bruno Gollnisch à Florian Philippot.

Julie croix celtique

Sympas, les copains de Julie, mais pas trop "Philippot compatibles" !

Mais cette ancienne militante du Bloc identitaire connue sous le pseudonyme de Laura Dupond a aussi un côté obscur, peu conforme aux canons frontistes actuels : car elle aime à passer du temps avec des néonazis du 58, à Nevers et Garchizy, comme son copain Alexandre Talbot, alias Alex Berry, proche de l’Avaricum SkinHead Crew (ASHC). Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on a pu constater une certaine proximité entre le ASHC et le Front national, puisque au moins deux de ses membres, Mickael Renuy et Michael Canot, ont assuré la protection rapprochée de Marine Le Pen en novembre 2014 lors de ses déplacements en Bourgogne (voir la vidéo réalisée par le groupe antifasciste la RAFI).

Legentil, Julie le trouve sympa

Sébastien avec Julie Apricena (à gauche) et avec Serge Ayoub (à droite).

Le t-shirt de Julie à la gloire de la suprématie blanche, c’est peut-être d’ailleurs un de ses autres amis néonazis, Sébastien Legentil, qui lui a commandé sur internet, lui qui gère un site de vente en ligne de babioles fascistes[1]. Ce Legentil n’est d’ailleurs pas pour nous un inconnu : alors que Julie n’était encore qu’une enfant, dans les années 1990, notre skinhead réalisait déjà un fanzine de musique néonazie, Sound of Hammer, et traînait dans la mouvance nationaliste, en particulier autour de la revue Réfléchir et Agir et du groupuscule nationaliste-révolutionnaire Unité radicale, dont certains dirigeants, comme Fabrice Robert, fonderont en 2002 le Bloc Identitaire[2].

Legentil_musique

Legentil a d’ailleurs fait venir dans la région Fabrice Robert et son groupe de RAC[3] Fraction Hexagone en octobre 1995, pendant le Printemps de Bourges. Notre mélomane s’est ensuite rapproché de Terre & Peuple, tout en poursuivant ses activités musicales, en devenant le chanteur (catastrophique) du groupe de metal Wolfsangel, dont le nom désigne un symbole utilisé par la division SS Das Reich, repris fréquemment par des groupes d’extrême droite, comme Svoboda en Ukraine, par exemple. La tête de liste FN Philippe Loiseau, qui faisait partie dans sa jeunesse du groupe de hard rock Les Déglingués (en référence à la Souris déglinguée ?), appréciera-t-il la douce poésie des paroles de Wolfsangel :  « Pas d’pitié, pas d’pardon / Mais une juste pendaison / Envahisseur quitte ce pays / Ou tu y perdras la vie » ?

Front des PatriotesDernièrement, Legentil a participé à un groupe de « nationalistes autonomes » (comprendre : des skins fafs sans amis) appelé le Front des Patriotes, et qui regroupait principalement des militants de Limoges et de Bourges, dont Loic Delboy, responsable en France du réseau néonazi Blood & Honour. Le groupe a participé, en 2013-2013, aux marches parisiennes organisées le deuxième week-end de mai par Serge Ayoub, dirigeants du groupuscule Troisième Voie, auxquels appartenaient les responsables de la mort du jeune antifasciste Clément Méric.

Une histoire de famille

Pierre Apricena avec le patron national du FNJ, Gaëtan Dussausaye (à gauche) ; en train de taper une quenelle ; avec sa sœur Julie, et son copain Alexandre (dans le fond).

Mais dans la famille Apricena, l’extrême droite, on a ça dans le sang, et Julie n’est pas la seule à avoir de drôles de fréquentations. Son frère Pierre Apricena, pourtant le plus ambitieux du groupe, tête de liste FN aux élections municipales de 2014 à Garchizy dans la Nièvre (il obtiendra 266 voix au second tour, une vraie star), n’hésite pas à taper de temps en temps une petite quenelle, le geste popularisé par l’antisémite Dieudonné.

Somazzi ApricenaLa grande sœur, Kathy, n’hésite pas non plus à s’afficher avec des militants de l’extrême droite radicale, comme le montre cette affiche pour les élections départementales de 2015, dans le canton de Fourchambault, avec Stéphane Somazzi, candidat du Bloc identitaire aux cantonales de 2011. L’intégration de militants de l’extrême droite radicale dans la région est d’ailleurs une habitude : Damien Baudry, lui aussi du Bloc identitaire, partageait déjà l’affiche de la candidate FN Valérie Renard aux municipales de 2014, et celle de la candidate FN Jennifer Verrain aux départementales de 2015.

Marine Le Pen aura plein de choses à discuter avec la jeune Julie : nous, on attend avec impatience les photos où on pourra les voir bras dessus, bras dessous !

La Horde

 

Quand les identitaires de Lille fournissent des armes aux djihadistes et renseignent la police

Mediapart a publié une nouvelle enquête où l’on apprend que Claude Hermant – chef des identitaires de Lille et patron de La Frite Rit – travaillait comme indicateur de la gendarmerie. L’indic facho a vendu avec la bienveillance des autorités des dizaines d’armes de guerre aux milieux djihadistes et du grand banditisme.

L’article indique également que la compagne de Claude Hermant et actuelle gérante de La Frite Rit est impliquée dans l’achat des armes remilitarisée.

Comment est-il possible que la mairie et la préfecture permettent à ce commerce de paisiblement fonctionner alors qu’ils font preuve d’un acharnement sans faille à l’encontre du Resto Soleil ?
Quel intérêt a le Parti Socialiste de défendre des patrons fascistes qui ont fournis des armes au tueur de juifs Coulibaly plutôt qu’un lieu participant à la dynamique culturelle et sociale de la ville ?

Nous réclamons la fermeture immédiate de La Frite Rit.

Nous réclamons que toute la lumière soit faite sur cette affaire, que les pièces classées « secret défense » soient rendues publiques et que les gendarmes et policiers impliqués dans ce commerce douteux mêlant identitaires et djihadistes soient sévèrement sanctionnés.

P.S. : le texte complet de l’article Mediapart http://pastebin.ca/3170707

Collectif « Pour La Fermeture de la Frite Rit »

Source : Lutte en Nord

UNE VIE DE LUTTE

Un documentaire réalisé par des antifas allemands consacré à l’antifascisme à Paris et au meurtre de Clément Méric.